Le chercheur / entrepreneur : même combat !

Vectalys, créée en 2005, développe et commercialise des vecteurs viraux de transfert de gènes, auprès de l’industrie pharmaceutique et des laboratoires académiques, servant pour le développement de modèles prédictifs de maladies.

 

En 2012, la société s’est engagée dans un plan stratégique ambitieux pour se développer sur le marché américain grâce au développement d’une gamme de produits « clefs en main » mis au point notamment dans le cadre de programmes de R&D collaboratifs, grâce auxquels Vectalys a pu acquérir "une reconnaissance scientifique internationale".

 

Avec un chiffre d’affaires de 1 M€ en 2012, la société est à un tournant. "En 2012, la technologie est non seulement mature pour le lancement de nos premiers produits prêts à l’emploi, mais aussi compétitive pour un déploiement international avec un prévisionnel de CA multiplié par trois à 2 ans."

 

Se définissant comme "un pur produit scientifique au départ", Pascale Bouillé endosse aujourd’hui davantage « le rôle de chef d’orchestre » pour réussir à positionner sa société sur un secteur à fort potentiel. "Au final l’entreprise, c’est comme la science, on apprend tous les jours. » Et c’est peut être cette soif d’apprendre qui amène un chercheur à devenir entrepreneur !! « Je ne vois pas tant de différence entre le métier de chercheur et celui d’entrepreneur ».

 

Par définition, un chercheur ne doit-il pas être innovant, manager (et motiver) une équipe, gérer un budget (parfois très mince), produire des résultats et communiquer à l’International ? La vente de produits n’est à mon avis que la résultante de l’ensemble de ces étapes. Alors bien sûr beaucoup, la plupart, des chefs d’entreprises ne sont pas passés par le métier de chercheur mais pour transformer une technologie en produit, il me semble indispensable que le chercheur devienne l’homme ou la femme orchestre au moins dans la phase précoce de développement !

 

Aujourd’hui, on attend encore que le chercheur soit devenu Docteur en Sciences, qu’il soit rentré de son Post-doctorat, qu’il ne trouve pas d’emploi pour lui proposer une formation comme un miracle qu’il le sauvera de l’abîme qui l’attend… Pourquoi attendre cette échéance, pourquoi ne pas susciter, insuffler l’entreprenariat dans toutes les écoles doctorales ?

 

Les étudiants en sciences sont des éponges, ils aiment apprendre même à leur insu alors je rêve que l’Université avec les Grandes Ecoles revalorisent le statut du Thésard, futur chercheur, en le sortant de son laboratoire quelques heures par semaine pour lui apprendre la Finance, le Management, le Marketing, la vente à l’Internationale…. Ainsi, on ne formera pas le chercheur qui a une idée entrepreneuriale mais tous les chercheurs susceptibles de créer….

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Commentaires : 1
  • #1

    Lorna Rowlett (vendredi, 03 février 2017 23:47)


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